Le laboratoire de Chrono-Ecologie de Besançon
U.M.R.6565
La tradition à Besançon est de replacer l’Homme dans son environnement. Le premier laboratoire s’est crée grâce à 3 personnes ancrées dans la même dynamique : M. Bidault, M. Millotte et M. Campy. Le laboratoire de Chrono-Ecologie, tel qu’on le connaît aujourd’hui est né de la pluridisciplinarité de ses membres : carpologie, palynologie et maîtrise des sédiments en 1981/1983. Le laboratoire de Chrono-Ecologie est depuis 12 ans une U.M.R., ce qui signifie : Unité Mixte de Recherche. Ainsi, le laboratoire compte une trentaine de statutaires dont des chercheurs du C.N.R.S., des enseignants chercheurs, des ingénieurs techniciens. On compte 18 membres de la culture et de l’INRAP et 27 doctorants.
La mission du laboratoire est d’étudier l’évolution de l’interface entre la société humaine et le milieu naturel. En ce qui concerne la société, on fait appel aux archéologues mais on ne peut pas toucher toutes les périodes car il faut des sites de références à proximité. A Besançon, les chercheurs balayent la période du retrait des glaciers (-20 000) à l’époque Moderne. En ce qui concerne la partie environnement, certains chercheurs travaillent sur l’environnement biotyque : faune et flore ; et d’autres sur l’environnement abiotyque : la géologie et le climat.
Pour travailler au sein d’un laboratoire C.N.R.S. il n’y a pas de cursus universitaire type. Bien au contraire, la pluridisciplinarité du laboratoire de Besançon est liée au cursus de ses membres. La liste des personnes ne se veut pas exhaustive, veuillez m’en excuser.
Julien DIDIER a obtenu un D.U.T. de chimie et est technicien de recherche. Il prépare les pollens et les bases en anthracologie.
Estelle FRANC a fait les Beaux-Arts et l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs avant de rejoindre le laboratoire et être infographiste, assistante d’ingénieur. Elle gère les articles de colloques à publier.
Emilie GAUTHIER a fait l’Ecole du Louvre. Ensuite, Emilie a suivi un cursus universitaire en Archéologie. Elle est maître de conférence et palynologue.
Odile PEYRON a fait des études de biologie avant une Maîtrise « Environnement et aménagement du territoire ». Ensuite, elle a fait un D.E.A. en Géoscience de l’environnement puis une thèse. Elle est chargé de recherche dans la section 20 : géologie et biologie.
Hervé RICHARD a suivi un cursus universitaire en Archéologie et a fait son D.E.A. en Belgique pour étudier la palynologie. Ensuite, Hervé a soutenu sa thèse sur l’histoire de la végétation dans le Jura. Il a été recruté au sein du laboratoire en tant que chargé de recherche. Hervé Richard est aujourd’hui le directeur du laboratoire de Chrono-Ecologie de Besançon.
Dominique SORDOILLET a fait une Maîtrise en géologie à Besançon puis un D.E.A. axé sur le quaternaire au Museum National d'Histoire Naturelle de Paris. Ensuite, Dominique a réalisé sa thèse sur les sédiments anthropiques au centre des Sciences de la Terre de Dijon (Université de Bourgogne). Elle a ensuite travaillé pour le service cantonal d'archéologie à Neuchâtel. Dominique a intégré l’A.F.A.N. devenue l’I.N.R.A.P. (Institut National des Recherches Archéologiques Préventives). Aujourd’hui, elle est géomorphologue à l’I.N.R.A.P. et rattachée au laboratoire de Chrono-Ecologie de Besançon.
Agnès STOCK a arrêté ses études en seconde mais a obtenu 2 Brevets d’Etat Sportifs ce qui lui a donné une équivalence BAC +2. Agnès a passé le concours du C.N.R.S. et a travaillé pendant 7 ans en Océanographie avant de rejoindre l’équipe du laboratoire de Besançon. C’est la technicienne du Sédilog. Au laboratoire, Agnès est technicienne de recherche
Boris VANNIERE a fait Math spé. Biologie, une Maîtrise en Géologie et un DEUG d’histoire de l’Art et Archéologie. Boris a ensuite rejoint l’Institut National d’Agronomie où il a fait un D.E.A. géologie et archéologie environnementales. Après sa thèse, il a rejoint le laboratoire de Montpellier avant celui de Besançon. C’est le responsable scientifique du projet Sédilog et il est chargé de recherche.
Le grand projet du laboratoire est d’aller au bout de la pluridisciplinarité. En effet, pour 2008/2011, M. Richard aimerait une grosse U.M.R. qui compterait une centaine de permanents et une soixantaine de doctorants en collaboration avec Dijon. Le laboratoire deviendrait alors le laboratoire de chrono-environnement qui prendrait une dimension européenne et étudierait ainsi les relations de l’Homme sur l’environnement depuis le Néolithique.
Pour tous renseignements complémentaires sur le laboratoire de Chrono-Ecologie, U.M.R.6565, vous pouvez cliquer sur le lien du laboratoire en bas de la page d’accueil du Blog « EMPREINTE ».
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